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Philippe Andoque : Elle est italienne,
mais, pourtant, elle est originaire de Genève. Elle a écrit
" L'Etre de Sable ".
Bonjour Sonia.
Sonia Frisco : Bonjour.
P. A. : Alors c'est un véritable hommage à votre
père !?
S. F. : Tout à fait, oui ! C'est l'hommage à
un homme qui était un doux rêveur ; puis
je crois
qu'il est allé jusqu'au bout de son rêve et que je
lui devais cet hommage.
P. A. : On dit pratiquement tout sur son père dans un
livre ?
S. F. : Je pense qu'en 240 pages on ne dit pas tout
mais
on essaie de
P. A. : Pourquoi ?
S. F. : Parce qu'il y a peut-être des choses qu'on
ne devrait pas savoir ; peut-être ? en tant que fille
Puis, quand on est face à une cicatrice telle : c'est une
tragédie, c'est un drame !
Mais il faut bien comprendre que ce drame est l'aboutissement d'un
rêve ! C'est vraiment ce que j'ai voulu dire dans ce livre
: c'est, avant tout, lever les voiles, lever les tabous ! parce
que les tabous créent les fossés
et que plus
le fossé est grand, plus il y a de monde qui peut tomber
dedans.
P. A. : Et plus c'est difficile de colmater la brèche.
S. F. : Exactement.
P. A. : Comment on rend un hommage avec un livre ? Pourquoi
n'avez-vous pas rendu hommage avec une photo de votre père
?
S. F. : Je crois, avant tout, qu'il faudrait dire que la
première esquisse du livre a été très,
très agressive
et que, quand j'ai eu le courage de
le relire, de le reprendre en main, je me suis dit que non ! il
fallait vraiment un hommage !
Et pour rendre un hommage il faut accepter certaines choses ; il faut,
un petit peu, regarder ses blessures en face
Et c'est ce qu'on
fait quand on écrit, il n'y a pas de mensonges ! Et il faut
surtout, avant tout, pardonner. Le pardon c'est
très
beau !
P. A. : (sourire complice) Merci Sonia. On vous retrouve d'ailleurs
pour les dédicaces ce week-end. Merci.
S. F. : Merci à vous.
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